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Charles Aznavour : Disparition du dernier géant de la chanson française

mardi 2 octobre 2018, par Philippe Clauzard

Avec une carrière d’une longévité exceptionnelle, Charles Aznavour était en haut de l’affiche depuis des décennies. C’était un chanteur à nul autre égal dans le music-hall et la chanson. Il était monté sur les planches pour la première fois à 9 ans, et ne les a pas quittées jusqu’à 94 ans. La chanson française est orpheline de son doyen et plus illustre ambassadeur mondial. Bravo l’artiste !

Charles Aznavour, c’est une voix feutrée identifiable à la première seconde, un timbre qui fut au départ un handicap avant de forger sa griffe. C’est une silhouette, la gestuelle d’un mime nerveux, une taille modeste (1,60 mètre) qui ne l’empêcha pas, à force de persévérance, de devenir un géant de la chanson. C’est un regard perçant et des textes affûtés, ciselés, des mots sans complaisance évoquant différents thèmes de la vie : la quête de gloire, l’amour, le désamour, la sensualité, la jeunesse perdue, l’usure du quotidien, mais aussi l’homosexualité dans "Comme ils disent", une chanson en avance sur son temps, ou encore le génocide dont les Arméniens, le peuple dont il était originaire, furent victimes au début du XXe siècle, dans "Ils sont tombés". Charles Aznavour avait été nommé ambassadeur d’Arménie en Suisse, le pays où il résidait, en 2009.

La carrière de Charles Aznavour dans la chanson, c’est plus de sept décennies de scène, 1.300 chansons écrites pour lui ou d’autres (parmi lesquels Édith Piaf, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Gilbert Bécaud), 1.400 chansons enregistrées en huit langues différentes, une cinquantaine d’albums studio sans compter leurs versions anglaise, espagnole, allemande ou italienne et des titres gravés en arménien ou en russe, une vingtaine d’albums live, quelque 180 millions de disques vendus, selon les chiffres de son site officiel, et un nombre inchiffrable de concerts.

Charles Aznavour, c’est aussi une carrière au cinéma, avec des rôles dans environ quatre-vingt-dix films (dont "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut en 1960, "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de La Patellière" la même année et "Ararat" d’Atom Egoyan en 2002) et téléfilms (dont "Le Père Goriot" de Jean-Daniel Verhaeghe, d’après le roman de Balzac, en 2004).

Suite de l’article : https://culturebox.francetvinfo.fr/...


LIENS :

http://www.leparisien.fr/culture-lo...


https://next.liberation.fr/musique/...


http://www.leparisien.fr/culture-lo...


https://www.20minutes.fr/culture/di...


https://www.lemonde.fr/culture/arti...

Charles Aznavour, un fils de l’exil parvenu en haut de l’affiche Le chanteur et acteur d’origine arménienne est mort lundi à 94 ans. En soixante-douze ans de carrière, il s’est imposé comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle.

P.-S.

SES PRINCIPALES CHANSONS A REECOUTER : Les décennies 1960 et 1970 sont ponctuées d’immenses succès qui forgent la légende Aznavour : "Les deux guitares" (1960), "Tu t’laisses aller" (1960), "Il faut savoir" (1961), "Les comédiens" (1962), "La mamma" (1963), "Et pourtant" (1963), "For me formidable" (1963), "Hier encore" (1964), "Que c’est triste Venise" (1964), "La Bohème" (1965), "Paris au mois d’août" (1966), "Emmenez-moi" (1967), "Désormais" (1969), "Non, je n’ai rien oublié" (1971), "Mourir d’aimer" (1971), chanson inspirée par le film éponyme d’André Cayatte, "Les plaisirs démodés" (1972)...

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